Eglise Saint-Erasme d’Uffholtz : les vitraux

La plupart des vitraux de l’église date de 1924 et provient de la vitrerie des frères Ott fondée en 1852 au quai des bateliers à Strasbourg.

Le premier vitrail à gauche représente le départ en exil de tous les habitants d’Uffholtz dans la nuit de Noël 1914, laissant ainsi le champ libre aux opérations militaires de la grande guerre.

Le deuxième vitrail à gauche est situé près des derniers bancs jadis réservé aux femmes âgées. Il représente le purgatoire. Aux dires même du curé Alphonse Heck, qui en a choisi l’emplacement, il s’agissait de rappeler que la médisance qui était souvent le faite des vieilles commères, conduisait au purgatoire.

Le troisième vitrail à gauche est dédié à Sainte Anne patronne des couturières.

Dans le bas du vitrail, on remarque un petit panier avec des pelotes de laine et une grande épingle à nourrice.

Sainte Anne est représentée tenant un phylactère qu’elle lit à Marie sa fille. C’est pour rappeler que les femmes âgées ont pour mission de transmettre leur savoir.

Un lys dans un vase, à droite, confirme qu’il s’agit bien de Marie encore enfant .

Dans le médaillon du haut, on en a la confirmation : les deux lettres A M (Ave Maria) et en dessous ORA qui signifie “prie”

Dans la coupe, on remarque aussi la présence d’une quenouille et d’un livre ouvert, deux objets couramment tenus par Marie lors de l’Annonciation avec bien sûr, la flamme de l’Esprit-Saint (à gauche en rouge).

Le quatrième vitrail à gauche, est dédié à sainte Thérèse de l’Enfant Jésus également connue sous le nom de sainte Thérèse de Lisieux.

Elle est représentée, tenant un bouquet de roses, dont certaines se sont échappées parsemant le monde.

Car elle a dit, peu avant sa mort à 24 ans en 1897 :
– Je ferai tomber une pluie de roses

Le cinquième vitrail à gauche, représente sainte Odile, patronne de l’Alsace.

Dans le bas du vitrail, on remarque le blason du Haut-Rhin.

Sainte Odile, fille née aveugle du duc d’Alsace Adalric a recouvré la vue lors de son baptême.

Sur ce vitrail, elle vient en aide aux indigents du duché d’Alsace.

Le médaillon, en haut du vitrail, montre le livre de la règle bénédictine sur lequel sont disposés deux yeux et la croix abbatiale, car saint Odile était abbesse de Hohenburg sur le mont qui porte aujourd’hui le nom de mont Sainte-Odile.

à suivre

Le sixième vitrail de gauche,