CERNAY Croix rue des Fabriques

photo août 2020

A l’embranchement de la rue des Fabriques et du Faubourg de Colmar à Cernay se dresse une croix en grès sur piédestal.
Elle a été réalisée par le sculpteur Barta de Rouffach, probablement dans la deuxième moitié du XIXème siècle.
En 1920, elle était polychrome.

photo vers 1920

Elle a été très endommagée lors de la première guerre mondiale, mais elle fut réparée. Un siècle plus tard, suite aux outrages du temps, une réfection complète a dû être envisagée.

La croix et le Christ ont été restaurés à l’identique en 2019 par l’entreprise Hitter de Wittelsheim commanditée par la Municipalité de Cernay pour un montant de 22 632 €.

photo août 2020


Dans le médaillon ovale au pied de la croix, on peut lire :
40 Tag Ablass
5 Vater Unser und der Glauben
(40 jours d’indulgence à qui priera ici 5 « Notre Père » et le « Je crois en Dieu »)

photo mars 2013
photo août 2020

Sur le piédestal, figure une inscription en latin et en allemand, regravée en décembre 2020
O vos omnes qui transitis per viam :
attendite et videte si est dolor sicut
dolor meus Jer
.12

O ihr alle, die ihr vorüber gehet am Weg
Sehet auf und schaut ob ein Schmerz
sich gleiche meinem Schmerz .

Il s’agit d’une parole du prophète Jérémie tirée des Lamentations verset 12, rédigée en latin puis en allemand.
Elle signifie :
Ô vous tous qui passez par là sur votre chemin,
prêtez attention et voyez s’il est une douleur

qui soit pareille à la mienne.

photo août 2020

On remarquera un crâne au pied de la croix avec un serpent. « Selon une ancienne tradition le bois de la Croix viendrait d’un arbre planté par Seth, le fils d’Adam, sur le lieu où Adam avait été enterré. En cet endroit précis, connu sous le nom de Golgotha, le lieu du crâne, Seth planta une graine provenant de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, l’arbre qui se trouvait au milieu du jardin d’Eden. Grâce à la Providence divine, l’œuvre du Malin (le serpent) aurait ainsi été défaite en retournant contre lui ses propres armes » (1).

Le monument est signé BARTA ROUFFACH

(1) source : homélie de Benoît XVI le 5 Juin 2010 en l’église paroissiale latine de Sainte Croix – Nicosie