CERNAY Chapelle Saint-André

Historique :

La chapelle Saint-André est située à l’Ouest de la ville de Cernay, au coeur de l’Institut Saint-André géré aujourd’hui par l’association Adèle de Glaubitz.

L’institution fut créée par l’abbé Georges Schnell en 1891. Elle avait pour mission d’accueillir des enfants souffrant de handicaps importants.
Autour et à la place de l’ancienne ferme Félix rachetée par l’abbé Schnell, plusieurs bâtiments sortirent de terre et une chapelle de 500 places vint compléter l’ensemble. La chapelle fut placée sous le vocable de Saint-André. Les autels latéraux sont consacrés l’un à la Vierge, l’autre au Sacré Coeur de Jésus (1).

Dans le petit cimetière à l’ouest du domaine, on peut remarquer la tombe du fondateur de l’institution, l’abbé Georges Schnell né à Soultzmatt le 28 avril 1828 et décédé à Saint-André le 2 janvier 1897.

La thématique des douze vitraux qui ornent la chapelle Saint-André est la Croix, en référence à la congrégation des sœurs de la Croix qui administrent l’Institut depuis sa création.
Les vitraux illustrent plusieurs versets du Vexilla Regis (hymne latine du poète chrétien Venance Fortunat, évêque de Poitiers au VIème siècle). Les vitraux sont sortis de l’atelier strasbourgeois des frères Ott en 1937-1938.

Le premier vitrail fait référence à l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Pour avoir gouté de son fruit, malgré l’interdiction de Dieu, Adam et Eve furent condamnés à devenir de simples mortels (Genèse 8).
Le deuxième vitrail renvoie à l’histoire de Noé qui ancra sa foi en Dieu. D’où, la figuration de l’ancre sous la croix.
Le troisième vitrail rappelle les versets de Job XXIV 1.6 qui déplorent la condition misérable des indigents évincés de tout, qui doivent se contenter de grapiller dans les vignes du méchant.

Le quatrième vitrail cite un extrait du Vexilla Regis, hymne chanté en l’an 569 lors de l’arrivée d’une relique de la vraie Croix à Poitiers.
Le cinquième vitrail renvoie à une strophe du Vexilla Regis qui dit « Croix bienheureuse qui supporte pendu le salut de ce siècle ; en échange de ce corps, l’enfer a été dépouillé. » D’où l’image de la balance.
Le sixième vitrail appelle à glorifier Jésus sur la croix.

Dans le septième vitrail, on reconnaît le bâtiment historique de l’Institut Saint-André. La protection de Dieu est appelée sur ses habitants.
Dans le huitième vitrail, deux paons se délectent des grains d’une grappe de raisins symbole du don du Christ aux élus. On reconnaît le Chrisme représentant le Christ.
Le neuvième vitrail montre le Christ sous la forme de l’agneau pascal sous lequel jaillissent quatre fleuves d’eau vive (Jean 7 37,38)

Le dixième vitrail reprend une phrase d’un verset du Vexilla Regis.
Le onzième vitrail présente le serpent d’airain que Moïse planta en disant que celui qui le regardera sera sauvé.
Le dernier vitrail montre le sacrifice d’Abel que Dieu préféra à celui que lui offrit Caïn.

sources :
(1) Cernay son passé son présent 1907 par Joseph Dépierre